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Extrait du corrigé : Or les phénomènes les plus communs ne sont pas les plus connus, tant sen faut, et le sentiment de connaître ce que l'on voit souvent n'est qu'une illusion.L'étonnement qui frappe le philosophe concerne n'importe quelle chose, aussi banale soit-elle en apparence. C'est d'abord l'admiration devant la nature, et l'aveu de son incompréhension devant ses mécanismes. « Or apercevoir une difficulté et s'étonner, c'est reconnaître sa propre ignorance [...] ainsi donc ce fut pour échapper à l'ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie. » [La philosophie n'est pas ce savoir abstrait, théorique. Elle nous offre des réponses concrètes à des problèmes concrets: Qu'est-ce qu'un acte libre ? Comment dois-je me comporter avec autrui ? On le voit la philosophie n'est pas une ratiocination vide de sens et d'effectivité.] On ne peut pas ne pas philosopher Tout vie est matière à philosopher.
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mort nous-mêmes philosophique réflexion meilleur l'humanité renoncer pouvons-nous autrement recevables objectivité l'histoire qu'à partir toute régimes vie détache admettre détache- connaître monde démocratie penser science opinions autrui nous nécessité
Face à un grave problème, dans la vie de tous les jours, le sens commun veut qu'il faille "prendre les choses avec philosophie". Cette expression propose à l'individu mis face à des soucis de se détacher des contingences du monde physique, pour oublier ses ennuis. Ainsi, être philosophe serait être capable de se désolidariser des choses réeles - le philosophe aurait "la tête dans les nuages", pris dans des questions métaphysiques sans importance pour la réalité. On dit d'ailleurs souvent, faussement, que la philosophie tire sa valeur de son inutilité. Comme c'est souvent le cas avec le sens commun, il y a dans cette opinion une certaine part de vérité, nous verrons dans une première partie dans quelle mesure on peut affirmer que la pratique philosophique "détache du monde". Mais peut-on épuiser la philosophie dans cette attitude insouciante ? La philosophie n'est-elle pas au contraire toute concernée par la place de l'homme dans l'univers ? Le philosophe n'est-il pas l'homme interessé par le monde, par excellence ?
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