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Extrait du corrigé : Chacun vise son intérêt particulier qui n'est pas directement celui de l'intérêt et du bien communs. L'individu peut estimer que ce qu'il donne à la communauté, est sans contrepartie, et qu'un manque à gagner pour la communauté pèse moins pour elle, que pour lui qui se prive personnellement. Il peut voir en l'État un simple être de raison qui lui conférerait des droits, mais à l'égard duquel il importerait peu qu'il s'acquitte de ses devoirs. L'individu a tendance à oublier que le pacte ou contrat social est un engagement réciproque qui lui confère des droits par la contrepartie de ses devoirs. Il s'ensuit que "quiconque refusera d'obéir à la volonté générale, y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose qu'on le forcera d'être libre". De même, toutes les fois que la communauté est consultée pour choisir des élus qui représenteront la volonté générale et établiront des lois, il n'est pas demandé d'exprimer sa volonté particulière et ses propres intérêts, mais la volonté générale, à savoir le bien de toute la communauté. Quand un avis contraire au mien l'emporte, cela signifie que je m'étais trompé sur le contenu de la volonté générale. L'individu et sa volonté particulière doivent donc disparaître au profit de la conscience de la volonté générale.B - CELA DIT, GOUVERNER AVEC L'OPINION CELA NE VEUT PAS DIRE SE CONFORMER A ELLE.Ainsi que l'a montré Platon, le politique doit guider la cité et non se laisser guider par elle.
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Le corrigé du sujet "L'opinion peut-elle être le guide du pouvoir politique ?" a obtenu la note de : 









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