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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Après Épicure, Lucrèce remarquera qu'il existe un « miroir » où nous pouvons contempler le néant qui suit la mort : c'est le néant qui précède la naissance. Reprenant cette idée, dans les « suppléments » au Monde, Schopenhauer fera remarquer à son tour que nous ne gardons aucun souvenir pénible du néant infini de notre vie prénatale. Vladimir Jankélévitch définit la vie : « une promenade entre deux néants ».Pourtant, il semble abusif de placer sur le même plan ces deux néants ; entre eux, une différence capitale : l'homme a vécu. Le « ne plus » n'est pas du tout identique au ne pas encore ». La symétrie des deux néants était une illusion, parce que la vie humaine est tout entière orientée dans le temps, justement vers le futur. Vivre, c'est réaliser peu à peu des projets, actualiser des possibles, c'est construire ; la vie se trouve donc constamment « tendue » vers l'avenir, promesse de toute richesse, possibilité de perfectionnement. Mais voilà qu'à l'horizon de cet avenir se profile la mort inéluctable, le mur, l'obstacle imbécile qui anéantira tout ce que la vie a construit. La vie est donc par essence mouvement, mais quel étrange mouvement ! un mouvement qui ne va nulle part, une création progressive condamnée à la destruction. Plus je vis, plus je suis (à la naissance.
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Nous autres humains sommes les seuls à savoir que nous allons mourir. C'est là notre privilège et notre plus grand malheur : contrairement aux animaux, nous sommes dotés d’une conscience réflexive qui nous permet d’affronter notre propre destinée. Pourtant, la mort est également ce dont on ne peut faire l’expérience : par définition, nous ne savons que nous allons mourir qu’aussi longtemps que nous ne sommes pas morts. Notre seul rapport à la mort peut donc être un rapport de prévision et d’anticipation. La conscience de mourir n'est rien d’autre que la conscience de notre contingence et de notre possible disparition. Dans ce cas, quels sentiments peuvent provoquer en nous cette idée ? Est-on nécessairement saisi de peur ? Ne peut-on pas envisager aussi que la mort se présente comme une délivrance aux yeux de celui qui est malade ? Est-il illusoire de penser que la conscience de mourir puisse au contraire nous donner envie de vivre ?
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