LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- agir : Faire, accomplir.
- nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
Extrait du corrigé : Ne pourrait-on, au contraire, concevoir une morale qui tienne compte des désirs de l'individu et leur accorde une satisfaction au moins partielle ? Mais, dans ce cas, ne risque-t-on pas de retomber sur un écueil majeur : l'opposition entre l'égoïsme du désir et la souci de l'autre qu'implique l'action morale ? [I. Comment admettre la portée morale du désir ?] Dès l'Antiquité, la condamnation du désir apparaît chez Platon. C'est que le désir rappelle la part charnelle de l'homme, et que Platon privilégie au contraire chez ce dernier la part spirituelle. Toutefois, il ne semble pas obligatoire que la philosophie condamne ainsi, par principe, tout désir. En elle-même, n'exprime-t-elle pas une sorte de désir nostalgique de la sagesse enfuie ? Son étymologie indique une telle tendance : philein désigne en fait la recherche - plus que le banal « amour » - d'une sophia disparue, et cette dernière semble en effet proposer un objet bien « désirable », puisqu'elle est synonyme d'équilibre, de vie convenable et harmonieuse, aussi bien sur le plan individuel que sur le plan collectif. Il n'en reste pas moins que ce désir animant la philosophie elle-même est de nature incontestablement spirituelle, et qu'il vise une sophia qui concerne elle aussi l'esprit - ne serait-ce que dans la mesure où elle inclut une attitude morale.
Corrigé de 1903 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Agir moralement, est-ce nécessairement lutter contre ses désirs? " a obtenu la note de : aucune note
agir l'ignorance ses servir est-ce désirs lutter penser scientifiques pas moralement contre mort exacte nécessairement vérité d'une question conscience être fanatisme raisonnable illusions dévoilement suis-je temps limites "qui l'art soi-même réponse connaissances
La morale est un ensemble de normes qui sont censées diriger les actes de l’homme en société en vertu d’un ordre établi. Elle découle de la raison et pour l’appliquer l’homme doit le plus souvent aller contre ses passions, il doit faire appel à sa volonté pour l’appliquer. Cet ensemble de codes peut apparaître comme des contraintes, c’est un devoir éthique que l’homme doit accomplir pour atteindre une cohésion sociale. Être moral, c’est être vertueux, juste. Ainsi, agir moralement peut apparaître comme une contrainte face à nos pulsions, à nos désirs. Lorsque je désire quelque chose, je ressens le plus souvent une envie égoïste que je dois satisfaire par-dessus tout, ce désir dépasse la dimension morale qui me lie à la société, avant de m’occuper de la collectivité, je me préoccupe de mon individualité. Le désir, domaine des passions, prend le dessus sur la morale, domaine de la raison.
Cependant, certains désirs ne peuvent-ils être associés à une certaine sagesse? Si le désir c’est l’inspiration de l’amour, alors ne peut-il nous porter vers l’amour de l’Humanité? Aimer l’Humanité n’est ce pas désirer pour elle le bonheur et ce bonheur ne peut-il s’acquérir en agissant pour le bien être de l’homme, c’est à dire en agissant moralement? De plus, le désir peut, au même titre que la morale, permettre d’atteindre la sérénité. En effet, si nous redéfinissons le désir comme celui de satisfaire uniquement ses besoins naturels, et que comme les stoïciens nous conservons la seule préoccupation de notre esprit, le désir n’a-t-il pas pour fin l’ataraxie?
Dans ce cas, désir et morale ne vont-ils pas de pair ? Le but dans ce cas n’est-il pas la paix de l’esprit, et ainsi l’ordre établi?
Il faudra donc, pour régler ce problème, distinguer le désir comme satisfaction égoïste de l’individu au mépris d’autrui, et donc qui va à l’encontre de l’altruisme, domaine de la morale et d’un autre côté le désir comme contempteur de l’esprit et objet d’ataraxie qui vise la paix chaque individu comme la morale qui vise la paix de la société.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie